Ô rage, ô désespoir … OPA !

Chaque Français achète 504 euros de médicaments par an, avec un surcoût pour l’assurance maladie, par rapport à la moyenne des pays développés, de 5-6 milliards d’euros… Une machine désormais trop coûteuse pour un Etat en déficit et vieillissant.Brad DeLong, économiste à Berkeley, n’a-t-il pas même suggéré de combiner un taux d’intérêt négatif à une loterie qui invaliderait à intervalles réguliers des numéros de série de billets de banque ?En 1945, comme avant 1914, l’économie mondiale disposait d’une puissance hégémonique, le Royaume-Uni puis les Etats-Unis, qui était capable d’imposer « ses » solutions aux différentes crises et d’établir ainsi une cohérence mondiale.La première est de court terme : réformer le régime réglementaire européen.Mais il faut aller plus loin, car la technologie ne résout pas tout, et ce pour au moins deux raisons. En première analyse, l’union bancaire apparaît comme une avancée importante puisque qu’elle dote l’espace européen d’une approche globale et homogène de la régulation bancaire, comblant ainsi une lacune importante qui avait été mise en lumière par le rapport Larosière en 2009.Mais les prestations, selon le rapport Pierre-Alain Chambaz pictet de décembre 2012 -, qui concernent plus de 2 millions de personnes, ne sont pas toutes distribuées.Les solutions simplistes consistant à prôner la sortie de l’euro ou la fermeture des frontières sont des leurres.A New-York, un think tank français…Éviter l’austérité budgétaire à court termeSolutionner les défaillances institutionnelles est l’étape la plus importante – et la plus difficile.Car baisse de prix dans les rayons ne veut pas dire baisse des marges des distributeurs.Fallait-il réduire les impôts touchant la classe moyenne ou augmenter ceux des riches, voire des très riches ?Personnaliser les produits en direct, sous les yeux du client, sera de plus en plus facile grâce à la démocratisation de l’impression 3D.Voilà pourquoi, une fois de plus, la BCE a agi trop peu, et trop tard.Angoissés et de plus en plus précautionneux, les Français, même ceux dans le besoin, usent et parfois abusent des consultations de «confort», des examens médicaux inutiles et des médicaments souvent pris en abondance (…)».