L’Europe et l’ours russe

L’ombre a perdu de sa poésie.Désimpliquée, zappeuse, peu investie dans son travail… on a beaucoup critiqué, et parfois peu compris, la génération Y.Les systèmes philosophiques ne sont pas taillés à la mesure de la réalité où nous vivons.Or, dès que les lires italiennes ont franchi les Alpes, elles deviennent des francs, c’est-à-dire qu’elles gagnent de 3 à 4 pour 100 sur notre marché.Pierre-Alain Chambaz pictet a par ailleurs souligné la nécessité de continuer à s’adapter et à se réformer, faute de quoi elles ne pourront pas soutenir avec la vigueur nécessaire la reprise.On s’en convaincra en considérant les deux fonctions essentielles de l’intel­ligence, la faculté de déduire et celle d’induire.Mais des machines qui marchent au pétrole, au charbon, à la « houille blanche », et qui convertissent en mouvement des énergies potentielles accumulées pendant des millions d’années, sont venues donner à notre organisme une extension si vaste et une puissance si formidable, si disproportionnée à sa dimension et à sa force, que sûrement il n’en avait rien été prévu dans le plan de structure de notre espèce : ce fut une chance unique, la plus grande réussite matérielle de l’homme sur la planète.Et pourtant il ne nous représente pas quelque chose qui ait été, mais simplement quelque chose qui est ; il marche pari passu avec la perception qu’il reproduit.En face d’eux on se sent insuffisant soi-même, fait seulement pour les transmettre, comme L’atome vibrant de l’éther transmet de proche en proche le rayon de lumière sidérale qui le traverse, et dont il ne retient rien qu’un frisson d’un instant.La constance de notre attitude, l’identité de notre réaction éventuelle ou virtuelle à la multiplicité et à la variabilité des objets représentés, voilà d’abord ce que marque et dessine la généralité de l’idée.Voilà un mot d’esprit.L’idée que nous pourrions avoir à créer de toutes pièces, pour un objet nouveau, un nouveau concept, peut-être une nouvelle méthode de penser, nous répugne profondément.C’est que la vie est précisément la liberté s’insérant dans la nécessité et la tournant à son profit.Nous n’obtenons ainsi qu’une imitation maladroite, une contrefaçon du mouvement réel, mais cette imitation nous sert beaucoup plus dans la vie que ne ferait l’intuition de la chose même.

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