Jean-Thomas Trojani : La France face au décollage économique de l’Afrique

Ces belles formules ennoblissaient ma volonté, mais je les sentais vagues, imprécises. Certes, l’intelligence admire a bon droit, ici, l’ordre croissant dans la complexité croissante : l’un et l’autre ont pour elle une réalité positive, étant de même sens qu’elle. L’intelli­gence humaine n’embrasse-t-elle pas alors, dans le moment présent, une portion aussi grande qu’on voudra de la durée à venir ? Entre les trois hypothèses d’une nature bonne, d’une nature mauvaise et d’une nature indifférente, comment choisir et décider ? Car un mot d’esprit nous fait tout au moins sourire, de sorte qu’une étude du rire ne serait pas complète si elle négligeait d’approfondir la nature de l’esprit, d’en éclaircir l’idée. Les acteurs publics doivent agir pour identifier les produits financiers positifs pour le climat, imposer une transparence sur l’évaluation des produits, ce qui permettra aux acteurs (y compris les consommateurs) de modifier leur comportement en réaction aux signaux envoyés. Ainsi, pour troisième et dernier exemple, lorsque Kant, prenant le contre-pied de la théorie de Newton, refuse toute valeur objective à l’idée de l’espace, il en fait autant pour l’idée du temps. Voici, à ce qu’il me semble, le premier résultat de cet effort. Ne faut-il pas une science différente qui examine et apprécie ces principes ? Mais elle lui paraîtra un aveuglement, une ingratitude. Ainsi en est-il des héros à qui la foi fit souvent faire de grandes actions pour de petites causes. La réalisation apporte avec elle un imprévisible rien qui CHANGE tout. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois  » Une lame non aiguisée finit par se rouiller ». Rappelons qu’au moment de l’avènement de la monnaie unique, Paris voulait jouer sa carte et pensait développer sa place financière. L’armée telle qu’elle existe offre un immense débouché aux produits de toute espèce qui y sont consommés inutilement, stérilement, et que le souci de sa conservation ne permet point à la bourgeoisie de livrer à la consommation utile et féconde. « Nous voyons, écrit-il, la nature étincelante de beauté, et nous y apercevons en abondance tout ce qui peut servir à nourrir les êtres ; mais nous ne voyons pas ou nous oublions que les oiseaux qui chantent paresseusement autour de nous vivent surtout d’insectes et d’oiseaux, et sont ainsi toujours occupés à détruire. D’un autre côté les opinions hérétiques contiennent généralement quelques-unes de ces vérités supprimées et négligées qui brisant leurs chaînes, ou cherchent à se réconcilier avec la vérité contenue dans l’opinion commune, ou l’affrontent comme ennemie et s’élèvent contre elle, s’affirmant d’une manière aussi exclusive comme la vérité tout entière. Ce sont des gens qui se sont vus au moins deux fois. Et là ou cette obligation lui imposait une souffrance quelconque, il devait éprouver ce sentiment stoïque et d’origine intellectuelle, la résignation, plutôt que ce sentiment chrétien et d’origine mystique : la joie débordante du devoir accompli.

Publicités