Antonio Fiori : Trouver le bon modèle

Le problème que nous devons examiner est le suivant : En admettant que nous sommes certains de nos propres données des sens, avons-nous une raison de les regarder comme des signes de l’existence d’autre chose, que nous pouvons appeler objet physique ? Le CDO naturel (avec « data » pour la lettre D), c’est le DSI. Prenons l’exemple de la région PACA : plutôt que de réserver aux tribunaux de Marseille et de Nice les dossiers les plus importants, en réduisant la compétence des tribunaux de Tarascon, Cannes, Grasse et Salon-de-Provence, pourquoi ne constituerait-t-on pas un ou plusieurs pôles communs par région, réunissant les juges les plus expérimentés de toutes ces juridictions, pour leur confier les dossiers les plus complexes ? Pas étonnant quand on sait que les Français sont parmi les plus gros acheteurs au monde avec près d’une boîte par semaine et par habitant. Donc, — je me répète exprès — en raison des intérêts de caste de ses chefs (qui sont, après tout, simplement les intérêts de la réaction, c’est-à-dire de l’Église), l’armée française est dirigée par une administration anonyme dont les opérations échappent à tout contrôle. Ne pas comprendre que chaque personne faisant partie de l’organisation montre des réactions différentes vis-à-vis du changement est une grave erreur. Un être humain peut toujours changer d’avis et de comportement, il peut même être névrosé ou avoir des problèmes d’identité déclare Antonio Fiori . À plus forte raison, les sciences qui ne traitent que de vérités abstraites, permanentes et tout à fait indépendantes du temps, comme les mathématiques, ne pourront nulle part offrir, dans le système des faits qu’elles embrassent, rien qui ressemble à la liaison entre deux phénomènes dont l’un est conçu comme la cause efficiente de l’autre. Au commencement était la vanité. La première et fondamentale question à laquelle les chefs de Gouvernement doivent répondre est celle des responsabilités que les pays européens veulent assumer en matière de défense. Il est en particulier revenu sur les initiatives récentes (Sommet pour le climat organisé en septembre 2014 à New York sous l’égide de Ban Ki Moon, Montreal Carbon Pledge) qui, en affirmant l’impact du changement climatique sur le portefeuille financier des investisseurs, ont conduit à avancer sur la nécessité d’accroitre la transparence. On peut néanmoins se satisfaire de la création d’un comité européen qui marque une volonté de régulation macroprudentielle au-delà d’une régulation microprudentielle au niveau des banques. Mais ne pas entendre la souffrance des Européens serait irresponsable. On n’est pas sortis de l’auberge… Quand elle ouvre la gueule, ce n’est pas pour hurler ; plus pratique que ça, l’armée ! La reconstitution d’empreinte réalisée par les hackers la semaine dernière bouleverse cette croyance. Dans l’univers de la finance, ce sont les malhonnêtes qui restent, voire qui prospèrent, tandis que sont damnés ceux qui se conforment aux règles du jeu. Face à la complexité, bien réelle, du système financier, on peut rester dubitatif sur l’efficacité future de cette multiplicité d’autorités de tutelle nationales et internationales, dont les frontières et les compétences restent toujours à préciser. Au même moment, il prononce outre-Atlantique un discours remarqué devant l’American Bar Association, où il esquisse une doctrine européenne de la concurrence dans ce que l’on commence à appeler la « nouvelle économie ». La plus intolérante des églises, l’église catholique romaine, même lors de la canonisation d’un saint, admet et écoute patiemment un avocat du diable. Il y a des points de bifurcation (au moins apparents) tout le long de notre route, et nous apercevons bien des directions possibles, quoique nous n’en puissions suivre qu’une seule. Divers indicateurs peuvent être utilisés à la fois pour estimer ce budget carbone et pour le répartir équitablement entre les pays, et ces indicateurs doivent être débattus, mais on ne pourra pas, en tout état de cause, faire l’impasse sur cet enjeu à Paris. Maintenant, au contraire, il s’agit d’appliquer les idées fondamentales de la raison des choses, de l’ordre et du hasard (c’est-à-dire de la solidarité et de l’indépendance des causes), et les conséquences qui s’en déduisent sur la nature des probabilités et des jugements probables, à l’examen critique des sources de la connaissance humaine, ce qui est le principal objet de nos recherches, dans tout le cours de cet ouvrage. Moins éprouvés par le climat parlementaire, nous demeurons en contact fréquent avec les populations.

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